mercredi 4 février 2009
Laurent Bourdelas a signé la pétition des intellectuels catholiques contre le négationnisme
Pas de négationnistes dans l'Eglise |
L'appel des intellectuels catholiques
« Je crois que les chambres à gaz n'ont pas existé ». Cet infâme credo qui n'a rien voir avec le christianisme, nous l'avons entendu jeudi 22 janvier dans la bouche de Mgr Richard Williamson, l'un des quatre évêques intégristes ordonnés en 1988 par Mgr Lefebvre. Ce n'est d'ailleurs pas une surprise : depuis des années, ce prélat multipliait les déclarations provocatrices.
Or, la levée deux jours après des excommunications frappant les lefebvristes a créé une tragique ambiguïté, laissant à penser que Rome réhabilitait le négationnisme ou du moins le considérait comme une opinion licite voire innocente.
Cette ambiguïté est tout simplement insupportable.
Insupportable, parce que derrière le masque du négationnisme, on découvre le visage du plus hideux antisémitisme.
Insupportable, parce que depuis un demi-siècle, de Jean XXIII à Benoît XVI, l'Eglise a entrepris une longue démarche de repentance à propos de l'antijudaïsme. Elle n'a cessé de chercher la rencontre et la réconciliation avec ceux que Jean Paul II appelait « nos frères aînés ». Ce faisant, elle a retrouvé ses racines : Jésus, Marie, les disciples étaient juifs.
Nous, signataires de cet appel, considérons donc les propos de Mgr Williamson comme une atteinte personnelle à notre foi chrétienne.
Nous estimons que cet évêque ne saurait trouver sa place dans l'Eglise, sans repentir sincère et explicite de sa part.
Nous demandons au pape de condamner clairement les propos de Mgr Williamson. C'est à nos yeux, désormais, le seul moyen de réparer les dommages que cette situation fait connaître à l'Eglise elle-même.
dimanche 11 janvier 2009
Le lien vers les Ostentions de Limoges
http://ostensions-2009.site.voila.fr/
lundi 20 octobre 2008
Soeur Emmanuelle, qui a dédié sa vie aux plus pauvres, est décédée
Soeur Emmanuelle, qui a dédié sa vie aux plus pauvres, est décédée dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 99 ans, a annoncé dans un communiqué Trao Nguyen, président d'Asmae-Association Soeur Emmanuelle.
Madeleine Cinquin, s'est éteinte "dans son sommeil" dans la nuit de dimanche à lundi dans la maison de retraite de Callian (Var), a indiqué à l'AFP une responsable de l'association.
"Fatiguée", mais ne souffrant "d'aucune maladie particulière" selon la même source, la religieuse franco-belge allait célébrer son centième anniversaire le 16 novembre prochain.
"Conformément à sa volonté, ses obsèques auront lieu dans la plus stricte intimité. Une messe à sa mémoire sera célébrée prochainement à Paris", selon le communiqué d'Asmae-Association Soeur Emmanuelle.
Soeur Emmanuelle, qui avait partagé pendant plus de 20 ans la vie des chiffonniers du Caire, avait mené une lutte acharnée contre la pauvreté et l'exclusion avec un franc-parler et une vitalité qui lui ont valu une popularité durable.
dimanche 24 août 2008
Le Site de la Fédération protestante de France
jeudi 5 juin 2008
Une contribution de Pierre de Charentenay, sj, sur les chrétiens d'Irak
En solidarité |
Dans le cadre d'une délégation de Pax Christi pour soutenir les chrétiens d'Irak, j'ai pu me rendre, entre les 11 et 19 février 2008, au Kurdistan irakien et dans quelques villes proches de cette province. Cette délégation était une étape d'un grand mouvement de l'Eglise de France, initié par Pax Christi, pour manifester aux chrétiens d'Irak la solidarité des chrétiens de France et d'Occident. C'était la première délégation de ce type depuis l'invasion des Américains et la chute de Saddam Hussein. Nous avons parcouru près de 2000 km pour rencontrer quelque 26 communautés différentes à Erbil, la capitale du Kurdistan, dans la ville et dans les environs de Dehoc, ainsi que dans la région irakienne de Karakoch et de la ville disputée de Kirkuk.
L'accueil fut excellent de la part des autorités du Kurdistan puisque nous avons été reçus par le Président de la région, M. Barzani, ainsi que par l'un de ses ministres, Sarkis Aghajan, et deux gouverneurs de province. Mais l'accueil fut encore plus extraordinaire et chaleureux de la part des communautés chaldéennes et syriaques et de leurs évêques. Ils nous ont accueillis dans des rencontres et des liturgies pleines de vie et de dynamisme. L'Eglise est solide dans ces contrées. Elle a pignon sur rue. Elle bâtit abondamment des églises et des séminaires. Un jésuite américain, ancien de Bagdad des années 60, venu récemment d'Amman, le père Denis Como, est père spirituel des séminaristes de Erbil. Les Dominicains sont nombreux et font un travail exceptionnel.
Pourtant le soutien aux chrétiens de cette région apparaît tout à fait nécessaire. 100 000 chrétiens venant des villes de Bagdad ou de Mossoul sont arrivés au Kurdistan depuis 2004. Leurs familles avaient été menacées à plusieurs reprises. Ils se sont résolus à partir, parfois du jour au lendemain, sans rien emporter. Ils viennent repeupler des villages du Kurdistan abandonnés sous le régime de Saddam Hussein dans les années 70. Des petites maisons sont construites pour chacun d'eux par le gouvernement, mais ces villages sont isolés ; il n'y a pas de travail et les réfugiés doivent vivre d'une allocation du gouvernement. Les agriculteurs n'ont plus de terre car elles ont été occupées par les Kurdes musulmans qui ne veulent pas les rendre. Les plus anciens se satisfont de cette situation difficile, mais les plus jeunes expriment leur volonté de s'en aller dès que possible pour sortir de ces villages. Ils ont tous un cousin ou un parent en Europe ou aux Etats-Unis : ils espèrent donc pouvoir obtenir un visa un jour ou l'autre. En attendant ils sont affrontés aux défis culturels de la langue et de la culture : ils ne peuvent communiquer en arabe avec des Kurdes qui ne savent pas leur langue.
Cette population réfugiée ne manque pas de soutien immédiat, mais elle manque d'avenir. Ces chrétiens rêvent encore de retourner à Bagdad ou dans leur vie d'origine. Ils n'ont pas les moyens de s'enraciner sur ces nouvelles contrées du Kurdistan car ils n'ont pas de terre qui leur appartienne et ils n'ont surtout pas de travail possible. Personne, ni en Irak ni de l'extérieur, ne veut investir le moindre dollar dans cette région. Ces populations sont vouées à être assistées.
Voilà ce que toutes ces communautés nous ont dit, réunion après réunion, soit en privé, soit en public. Des chefs de villages exprimaient leurs doléances comme si nous allions leur apporter des solutions pratiques et définitives à leur malheur. Nous ne pouvions que leur répondre que nous allions parler de leurs difficultés en Europe pour alerter l'opinion et les responsables politiques sur leur situation. Nous étions bien conscients qu'ils sont les victimes de bouleversements géopolitiques dont les décideurs se trouvent à Washington, à Bagdad ou autres capitales. Ils sont les victimes aussi d'un mouvement plus général dans cette région du monde, Irak, Turquie, Syrie, etc., où les chrétiens sont soumis à une pression systématique les poussant à s'exiler. Or ils sont la garantie d'un pluralisme des cultures et des religions dans tout le Proche et le Moyen-Orient. Leur absence ferait peser une menace sur les capacités des autres populations de vivre ensemble sur ces territoires.
Notre délégation ne pouvait donc pas faire grand-chose de déterminant pour les sortir de leur situation concrète. Mais elle était un trait d'union avec les chrétiens de l'extérieur qui voulaient les écouter et leur manifester leur solidarité. En espérant qu'une prise de conscience du drame des chrétiens irakiens permettra de favoriser une recherche d'une issue pacifique pour ce pays.
Pierre de CHARENTENAY
vendredi 9 mai 2008
Nouveau lien: les Dominicains de France
samedi 22 mars 2008
Ramon Llull, dont des citations ponctuent "La Calobra" de Laurent Bourdelas
Raymond Lulle (Ramon Llull en catalan) (né v. 1235 à Palma de Majorque — mort en 1315) était un laïc proche des franciscains (peut-être appartint-il au Tiers Ordre des Mineurs), philosophe,alchimiste, poète, mystique et missionnaire catalan du XIIIe siècle, descendant d'une famille noble catalane.
En juillet 1977, au pied de la Rhune, au Pays Basque, je médite au petit matin le Sermon sur la Montagne...
"Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel vient à s'affadir, avec quoi le salera-t-on?"
L'Evangile selon Saint Mathieu, 5, 13. La Bible de Jérusalem.
Un Jésuite polytechnicien à la tête de Penboch
Son arrivée coincide avec un nouveau souffle sur le centre spirituel,des partenariats avec l'église régionale et la création des « Estivales ».
« Nous voulons renouveler l'intérêt tout particulier que nous portons au centre spirituel de Penboc'h. » Arradon, au bord du Golfe du Morbihan, fin février, Gaël de La Croix Vaubois, 46 ans, vient de prendre ses nouvelles fonctions de responsable du centre spirituel des Jésuites. Il succède à un laïc qui a demandé à transmettre le flambeau.
C'est un parcours atypique de haut vol pour ce jeune religieux originaire de Rouen (Haute Normandie) : Gaël de La Croix Vaubois est ingénieur Arts et Métiers et polytechnicien, entré dans la Compagnie de Jésus en 1991. Au terme de sa formation Jésuite, il a travaillé pendant quatre ans avec le monde des étudiants en médecine à Lyon avant de rejoindre Penboc'h en novembre 2006.
Son arrivée coïncide avec la volonté de la Compagnie de Jésus de faire bouger Penboch. Les Jésuites veulent faire du centre spirituel un lieu phare de leur spiritualité.
Soixante-dix événements y sont déjà organisés en 2008, des retraites « prier et vivre avec nos cinq sens » aux « initiations à la prière » et week-ends pour couples. « Nous voulons être capables de recevoir ici les personnes impliquées dans la société. Celles qui éprouvent le besoin de faire le point de ce qu'elles vivent », explique le père Henri Aubert, vice-provincial pour la Région France-Nord.
Coaching religieux
Première nouveauté : le programme 2008-2009 du centre sera publié cette année dès le mois de juin, et non plus en novembre. Ceci pour permettre aux décideurs de « caler » leur agenda. Presque une formule de « coaching religieux » sur mesure. Le nouveau Penboch veut renforcer également ses partenariats avec les diocèses, à l'image des récentes retraites de séminaristes.
Fort symbole de cette ouverture vers les autres, les « Estivales d'Arradon », organisées du 28 juillet au 9 août, pour partager avec les résidants et estivants une exposition d'art, un festival de films « le prêtre dans le cinéma » et des forums à vivre en vacances sur des grands thèmes philosophiques et religieux. « L'Église change, ajoute le père Henri Aubert. Si elle a moins de religieux, elle a toujours un message à porter. Nous voulons mobiliser davantage les laïcs, et mettre cette spiritualité de Saint Ignace de Loyolat au service du plus grand nombre. » À l'exemple des « exercices » rédigés par Ignace de Loyolat lors de son cheminement vers Dieu, les Jésuites « proposent aux gens de vivre une expérience spirituelle, apprendre comment renoncer à tous ces esclavages pour accéder à une vie libre ».
Éric de GRANDMAISON.
Ouest-France


