Le blog/work in progress de l'écrivain Laurent Bourdelas

Le blog de l'écri(vain), critique radio et créateur images/sons. Archives Bourdelas/Vinoy, archives culturelles. Tendances sur RCF Email Limousin, le mercredi (et samedi) à 11h30: 99.6 FM Limoges, 107.4 Bellac, 100.2 St Yrieix, 95.8 FM Gueret, 88 Aubusson.

jeudi 22 janvier 2009

Obama ferme Guantanamo

Le président américain Barack Obama a décrété jeudi la fermeture du centre de détention de Guantanamo d'ici un an, marquant une rupture avec la politique controversée de lutte contre le terrorisme de George W. Bush.

M. Obama a signé le décret de fermeture de Guantanamo dans le Bureau Ovale, entouré de militaires à la retraite, après une réunion sur la politique d'interrogatoire et de détention des personnes suspectées de terrorisme.

Le président a également imposé que les Etats-Unis se conforment aux conventions de Genève sur les prisonniers de guerre.

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samedi 17 janvier 2009

Gaza: le "massacre des innocents" continue...

Dans la dernière attaque en date menée par Israël samedi matin, une femme et un enfant ont été tués dans le bombardement d'une école gérée par les Nations unies à Beit Lahiya, nord de la bande de Gaza, selon des sources médicales et des témoins. Des civils fuyant les zones de combats avaient trouvé réfuge dans l'établissement. Onze d'entre eux ont été blessés dans le bombardement qui a provoqué un incendie, a-t-on précisé de mêmes sources.

"Cela illustre à nouveau la tragédie de Gaza. Il n'y a aucun lieu sûr et même une installation des Nations unies n'y est pas en sécurité", a déclaré Christopher Gunness, porte-parole de l'Unrwa, l'agence de l'Onu pour l'aide aux Palestiniens. "A Gaza, il n'y a nulle part où fuir", a-t-il dit à l'AFP.

D'intenses combats se déroulaient autour de l'école où les tanks de l'armée israélienne affrontaient des combattants palestiniens, ont poursuivi les témoins.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole militaire n'a pas été en mesure de réagir à cette nouvelle attaque contre une école des Nations unies, la quatrième depuis le déclenchement de la guerre le 27 décembre. Le 6 janvier, quarante-trois personnes avaient été tuées et plus de 100 blessées par une frappe israélienne, selon des sources palestiniennes, dans le périmètre d'une école gérée par l'ONU dans le nord de la bande de Gaza.

Dans la nuit de vendredi à samedi, une petite fille de deux ans a par ailleurs été tuée par un obus israélien à Beit Hanoun (nord), et trois Palestiniens ont été tués par un obus de char à Karama, dans le même secteur, selon des sources médicales palestiniennes.

Depuis vendredi, l'armée israélienne a poursuivi ses attaques qui ont fait au moins 60 morts. Dix personnes ont notamment été tuées dans le bombardement d'une maison où était rassemblée une famille qui faisait le deuil d'un proche tué plus tôt, selon des sources palestiniennes.

Trois filles d'un médecin palestinien travaillant en Israël, et une de ses nièces dans un raid aérien à Jabaliya (nord), figurent aussi parmi les victimes. "Ce sont des filles, rien que des filles. On les bombarde. Je veux savoir pourquoi on les a tuées. Pourquoi les a-t-on tuées? C'est ce qui pourrait me calmer. Je veux savoir. Qui a donné l'ordre de tirer?", a déclaré en larmes le père, Ezzedine Abou Eich, en direct à la télévision israélienne.

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samedi 10 janvier 2009

Un message de paix du pape

Le pape Benoît XVI a lancé dimanche depuis le port italien de Brindisi un "message de paix et de coopération à tous les peuples", particulièrement "à ceux du Proche et du Moyen-Orient".

"De ce lieu aussi évocateur, je désire renouveler le message chrétien de coopération et de paix entre tous les peuples, particulièrement entre ceux qui bordent cette mer, antique berceau de civilisation, et ceux du Moyen et du Proche-Orient", a-t-il dit.

Brindisi, sur la côte adriatique, accueille un dépôt d'aide humanitaire d'urgence de l'ONU, géré par le Programme alimentaire mondial. Le pape se trouve dans ce port méditerranéen à l'occasion d'un voyage pastoral dans les Pouilles, région déshéritée du sud de l'Italie.

Durant la prière de l'angelus, il s'est adressé à "tous les peuples du monde" depuis "ce morceau d'Europe en Méditerranée, promontoire entre l'Orient et l'Occident", sans cependant s'attarder sur aucune situation particulière. Il a rendu hommage au travail du dispositif de l'ONU à Brindisi "qui joue un rôle important sur le plan humanitaire".

Benoît XVI a renouvelé sa conviction exprimée en avril devant l'assemblée générale de l'ONU à New York, de la légitimité de l'intervention de la communauté internationale en cas de crise, soulignant que "c'est l'indifférence ou la non-intervention qui causent de réels dommages".

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mardi 6 janvier 2009

Un communiqué de l'association France-Palestine

A propos de la visite de Nicolas Sarkozy  au Proche-Orient 

Communiqué de presse de l'AFPS, Paris, 5 janvier 2009.

Alors que les bombes israéliennes pleuvent sur la population palestinienne piégée et sans possibilité de refuge dans la bande Gaza où les troupes israéliennes ont entamé samedi leur offensive terrestre dévastatrice et meurtrière, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a entamé ce lundi une tournée de deux jours en Egypte, Cisjordanie – mais pas dans la bande de Gaza - et t Israël. Selon les termes officiels de sa visite, il s’agit de chercher « les chemins de la paix ».

Alors que Paris a condamné l’offensive terrestre israélienne, la qualifiant d'« escalade militaire dangereuse » qui « complique les efforts engagés par la communauté internationale », l’Association France Palestine Solidarité demande à la France de passer des paroles aux actes, en prenant toutes les mesures nécessaires pour faire cesser la guerre israélienne contre le peuple palestinien, l’offensive terrestre, les bombardements, et le siège insupportable imposé depuis des mois à toute la population.

Contrairement à ce qu’avance le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, ce n’est pas « parce qu'il y a eu des roquettes pleuvant sur Israël (...) que le statu quo n'était plus possible ». Chacun sait qu'Israël n'a jamais respecté la trêve : tout en poursuivant l’occupation, les dirigeants israéliens ont refusé de respecter leurs engagements durant les six mois écoulés, notamment en durcissant le siège au lieu de le lever et en multipliant les raids, les incursions et les assassinats dans la bande de Gaza pour provoquer le pire. La stratégie des dirigeants israéliens en pleine campagne électorale et alors que toute leur politique, à commencer par l’explosion de la colonisation en Cisjordanie, a eu pour principal objectif de ruiner toute perspective de négociation et de paix, est une stratégie meurtrière, mais aussi suicidaire .

Il faut mettre un terme de toute urgence aux bombardements israéliens de la bande de Gaza, au pilonnage par les blindés, à la guerre imposée à toute la population palestinienne de ce petit territoire. En mettant totalement fin au siège et à l'embargo que subit depuis trop longtemps la population gazaoui, une trêve durable est possible qui est conforme à l'intérêt des deux peuples. Des sanctions contre Israël sont nécessaires pour faire enfin entendre cette voie de la raison à ses dirigeants qui refusent toute idée de cessez-le-feu. Il y a urgence.

Quant au « chemin de la paix », il est connu : c’est le droit international. Il est temps, enfin, de l’imposer.

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lundi 5 janvier 2009

Alger et Rabat prennent position à propos de Gaza

"Je tiens, au nom du gouvernement, à exprimer notre plus vive condamnation des crimes contre l’humanité perpétrés par Israël depuis plus d’une semaine contre la population de Gaza et réitérer la solidarité indéfectible de l’Algérie avec le peuple palestinien, frère en lutte », a t-il déclaré à l’occasion de l’installation de la commission nationale de préparation de l’élection présidentielle d’avril 2009. En début d’après-midi, des centaines d’étudiants ont organisé à l’initiative d’un syndicat étudiant un sit-in à l’intérieur de la faculté centrale d’Alger, sous haute surveillance policière. « Non à la lâcheté face au martyre de nos frères à Gaza », scandait la foule dans une allusion à la position officielle de l’Algérie, jugée « trop molle ». En fin de journée, les trois partis de la coalition présidentielle et la principale organisation syndicale, l’Union générale des travailleurs algériens, organisaient un rassemblement à Alger. Ce rassemblement visait essentiellement à couper l’herbe sous les pieds des islamistes radicaux, qui cherchent à profiter de l’émotion profonde des Algériens face au drame de la population de Gaza pour revenir sur la scène politique.

Vendredi, après la prière, des tentatives de « marche de soutien » au peuple palestinien ont eu lieu dans les quartiers populaires de Belcourt, Kouba et Bab El Oued, autrefois fiefs du Front islamique de salut (FIS, dissous). La police déployée en force autour des mosquées était intervenue rapidement pour empêcher les manifestants de défiler et de se retrouver sur la Place des Martyrs, au centre d’Alger. En Algérie, les marches publiques sont interdites en vertu de l’état de siége en vigueur depuis janvier 1993.

Par ailleurs, des centaines de milliers de Marocains ont marché hier à Rabat, pour protester contre l’agression israélienne sur la Bande de Gaza, en Palestine, qui a fait depuis samedi dernier près de 500 morts et plus de 2000 blessés, soit un des bilans les plus meurtriers depuis 1967. Une véritable marée humaine, coiffée par les représentants de la classe politique et la société civile du pays, a exprimé haut et faire sa colère contre « l’ennemi sioniste » qui s’est livré à un « massacre honteux et abject » d’environ 1.5 millions de Palestiniens à Gaza, lit-on, entre autres, sur des centaines de banderoles brandies par les manifestants. Le cœur de la capitale marocaine a été envahi tôt le matin par des vagues de manifestants qui ont répondu à l’appel de plusieurs associations pour faire de cette marche un « message de colère » et « une indignation contre la barbarie ».

Selon les organisateurs, les participants à cette marche ont dépassé le seuil d’un million, ce qui en fait une des plus grandes dans le monde arabe depuis le début de l’attaque de l’armée israélienne. Des slogans incendiaires ont été scandés par des manifestants emportés par l’envergure du drame. Le Maroc fait partie des pays arabes qui acheminent régulièrement des aides à la population de Gaza via le passage de Rafah, aux frontières égyptiennes.

(Ap et Apa)

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La situation à Gaza

Après l'entrée des chars dans la bande de Gaza, l'armée israélienne a renforcé son contrôle aux portes de plusieurs agglomérations du territoire palestinien exigu et surpeuplé de 362 km2, qui se retrouve coupé en deux.

Lundi, 50 Palestiniens, dont 12 enfants, ont été tués par les bombardements israéliens, selon le chef des services d'urgence de Gaza, Mouawiya Hassanein.

Selon lui, au moins 555 Palestiniens ont été tués, dont de nombreux civils, et 2.700 blessés depuis le lancement de l'offensive militaire israélienne.

La situation humanitaire continuait d'empirer dans la bande de Gaza où s'entassent 1,5 million d'habitants, la plupart des secteurs étant privés d'électricité et souffrant d'importantes pénuries d'eau courante et de nourriture.

Le Haut Commissaire de l'ONU pour les réfugiés, Antonio Guterres, a demandé l'ouverture des frontières pour permettre aux Palestiniens le souhaitant de quitter le territoire.

"La situation est très difficile. Nous avons peur pour nos enfants. Tous nos voisins ont quitté leur maison", a affirmé Abou Jamal Khalifa, du quartier Al-Zeitoun, à portée des canons de chars israéliens.

Malgré l'offensive, les activistes palestiniens ont continué à tirer des roquettes sur le sud d'Israël, où 32 de ces engins sont tombés depuis dimanche soir, faisant quatre blessés légers.

Quatre Israéliens sont morts dans ces tirs depuis le 27 décembre.

Selon l'armée israélienne, un soldat a été tué et 55 autres ont été blessés dans l'opération terrestre.

En dépit des morts et des destructions, le plus influent chef du Hamas à Gaza, Mahmoud al-Zahar, a affirmé que "la victoire arrive grâce à Dieu".

Peu après, Abou Obeida, porte-parole des Brigades Ezzedine al-Qassam, bras militaire du Hamas, a affirmé que des "milliers" de ses combattants étaient prêts à affronter l'armée israélienne dans les rues de Gaza. Le Hamas a envoyé une délégation au Caire pour discuter des moyens de mettre fin à la guerre.

Parallèlement, les efforts diplomatiques se poursuivaient avec la présence dans la région du président français Nicolas Sarkozy, d'une mission de l'Union européenne et d'un émissaire du président russe Dmitri Medvedev.

Mais la chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni a douché les espoirs d'une imminente cessation des hostilités, en affirmant qu'Israël était déterminé à réaliser les objectifs de sa campagne à Gaza. Son but déclaré est de faire cesser les tirs de roquettes sur le sud d'Israël.

"Nous combattons le terrorisme et nous ne passerons pas d'accord avec le terrorisme" a-t-elle affirmé, en référence aux islamistes du Hamas qui contrôlent la bande de Gaza depuis juin 2007. La veille, le Premier ministre sortant Ehud Olmert avait aussi refusé de mettre un terme à l'offensive.

Après son entretien avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie, le président français Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il dirait aux dirigeants israéliens que "les violences doivent cesser".

"Je dirai au président Shimon Peres et au Premier ministre, en toute franchise, que les violences doivent cesser", a dit M. Sarkozy qui doit rencontrer les dirigeants israéliens dans la soirée à Jérusalem.

Il a accusé le Hamas d'avoir agi de "façon irresponsable et impardonnable" en décidant de ne pas renouveler la trêve avec Israël qui avait expiré le 19 décembre, et en reprenant les tirs de roquettes contre l'Etat hébreu.

Le Hamas l'a accusé en retour de "partialité totale" en faveur d'Israël.

M. Abbas, attendu à l'ONU à New York mardi, a appelé à la fin "immédiate et sans condition" de l'offensive.

Mais à Washington, le président George W. Bush a dit "comprendre" le désir d'Israël de se défendre et estimé que tout cessez-le-feu devait comporter des conditions empêchant le Hamas de tirer des roquettes.

A New York, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a déclaré que les Etats arabes allaient proposer un nouveau projet de résolution au Conseil de sécurité afin d'obtenir un cessez-le-feu durable à Gaza.

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dimanche 4 janvier 2009

La position des Verts à props de la Bande de Gaza

Les moyens militaires énormes employés par l’armée israélienne contre Gaza sont sans commune mesure avec les tirs de roquette du Hamas. Après avoir souffert du blocus instauré par le gouvernement israélien, du non respect de la feuille de route (arrêt des implantations de nouvelles colonies, libre circulation des personnes...) les habitants de Gaza pris en otage par le Hamas comme par l’armée israélienne sont bombardés.

Les victimes, des civils en grande majorité, sont déjà nombreuses. Cette réplique disproportionnée du gouvernement israélien éloigne encore plus l’espoir d’une solution à ce conflit.

On peut se demander pourquoi l’offensive Israélienne survient à la veille les législatives.

On peut aussi se demander si la nouvelle politique européenne vis à vis d’Israël n’a pas laissé les mains libres au gouvernement israélien à Gaza ?

Les Verts demandent : l’arrêt immédiat de l’opération militaire ;

la remise en cause de l’accord commercial de l’Union Européenne avec Israël si ce pays ne tient pas ses engagements ;

la remise en route du processus de paix sous l’égide de la communauté internationale et la reconnaissance de l’autorité palestinienne.

Les Verts appellent à soutenir toutes les manifestations contre cette nouvelle agression et exigent une réaction ferme du gouvernement français, de la communauté européenne et de l’ONU pour faire cesser cette agression et le blocus de Gaza.

Jean-Louis Roumegas et Djamila Sonzogni

Portes-paroles nationaux des Verts

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Bande de Gaza, suite

Des explosions et échanges de tirs étaient entendus dans plusieurs secteurs, alors que les troupes appuyées par des hélicoptères Apache avançaient. Les combattants palestiniens ont fait exploser des bombes placées au bord de la route à leur passage.

Dans un premier bilan officiel israélien, un porte-parole militaire a déclaré que 30 soldats israéliens avaient été blessés dans l'offensive terrestre, dont deux grièvement. Il a catégoriquement nié que des militaires soient morts, démentant un communiqué du Hamas qui affirmait que neuf soldats israéliens avaient été tués.

L'armée affirme aussi avoir "tué ou blessé plusieurs dizaines" de combattants palestiniens, alors que le Hamas ne précise pas ses pertes. De nombreux combattants palestiniens ont été blessés, selon des sources médicales palestiniennes, mais les affrontements ont empêché les ambulances d'arriver jusqu'à eux. Un porte-parole militaire israélien a également fait état d'une forte baisse des tirs de roquettes contre Israël. "Huit roquettes à courte portée et sept obus de mortiers ont été tirés depuis la déclenchement de l'opération terrestre", sans faire de victime, a-t-il dit.

Alors que la nuit avançait, des témoins ont vu les forces israéliennes approcher de l'agglomération de Sudaniyah, dans le nord-ouest du territoire. D'autres entraient dans un quartier de Beit Hanoun (nord-est), précédés par des appels aux habitants à évacuer.

Un enfant palestinien a été tué et 11 blessés par un tir d'obus de char dans la ville de Gaza, le premier décès recensé de l'offensive terrestre, selon des sources médicales. "Votre entrée à Gaza ne sera pas une promenade de santé et Gaza sera votre cimetière avec l'aide de Dieu", a affirmé un porte-parole du Hamas, Ismaïl Radwane. Selon la télévision du Hamas, la "résistance a préparé des centaines d'hommes et de femmes pour mener des opérations de martyr (attentats suicide)".

L'armée israélienne a annoncé que l'offensive terrestre durerait de "nombreux jours", la présidence du Conseil expliquant qu'elle visait à "prendre le contrôle" des secteurs de Gaza d'où sont tirées les roquettes contre Israël.

Un "nombre important de forces" participent selon l'armée à l'offensive terrestre, alors que le ministre de la Défense Ehud Barak a signé "un ordre de mobilisation urgente de milliers de réservistes".

Depuis le début, le 27 décembre, de l'opération "Plomb durci" destinée à mettre un terme aux tirs de roquettes palestiniennes, au moins 466 Palestiniens dont 77 enfants et 23 femmes ont été tués et 2.360 blessés, selon un bilan de sources médicales palestiniennes.

Durant la même période, quelque 500 roquettes palestiniennes tirées de Gaza ont fait quatre morts en Israël et une quinzaine de blessés.

Préparant l'offensive terrestre, l'aviation israélienne avait mené des dizaines de raids samedi, tuant au moins 25 Palestiniens, dont 16 dans une mosquée et deux chefs locaux du Hamas, selon les secours palestiniens.

L'offensive israélienne a aussi provoqué d'importantes destructions et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé "à la fin immédiate de l'opération terrestre et demandé qu'Israël fasse tout son possible pour assurer la protection des civils et l'acheminement de l'aide humanitaire".

Le président palestinien Mahmoud Abbas a de son coté condamné "vigoureusement" l'offensive terrestre et réclamé une réunion urgente du Conseil de sécurité.

Mais le Conseil n'a pas réussi à se mettre d'accord sur un texte appelant à un arrêt des combats, a déclaré son président, l'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert. Il a cependant fait état de convergences de vues "pour exprimer notre très sérieuse préoccupation face à l'escalade de la violence et à la détérioration de la situation" et "pour appeler à un cessez-le-feu immédiat, permanent et respecté".

Il a aussi mentionné la nécessité de "protéger la population civile" et de "permettre et faciliter la fourniture d'assistance humanitaire" à Gaza.

Mais l'ambassadeur adjoint des Etats-Unis, Alejandro Wolff, a rappelé la position de Washington, faisant porter au Hamas et à ses tirs de roquettes la responsabilité de la situation. Les efforts des Etats-Unis, alliés d'Israel, "visent à établir un cessez-le-feu durable, fiable, qui soit respecté par tous et cela implique la fin des tirs de roquettes" et de l'approvisionnement de Gaza en armes, a-t-il dit. Le département d'Etat avait auparavant réclamé "un cessez-le-feu durable" sans retour à la situation antérieure.

Une mission de l'Union européenne est attendue au Proche-Orient dimanche. Le président français Nicolas Sarkozy doit aussi arriver lundi dans la région. (AFP)

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samedi 3 janvier 2009

L'artillerie israëlienne est entrée en action à Gaza

Samedi 3 janvier, huit jours après le déclenchement de raids aériens israéliens contre la bande de Gaza, les premiers tirs d’artillerie ont commencé, notamment à Beit Hanoun, Jabaliya, dans le nord du territoire, et dans le secteur de Khan Younès, dans le sud.

Depuis plusieurs jours, une opération terrestre israélienne à Gaza semblait imminente. Selon des témoins, cette nouvelle étape dans l’offensive israélienne contre les activistes islamistes du Hamas a provoqué notamment une puissante explosion dans la ville de Gaza. On ignore pour l’instant s’il y a des victimes. Des chars ont également été vus se déplaçant en direction de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, tandis que des avions survolaient le secteur.

Dans la matinée déjà, la branche armée du mouvement islamiste palestinien avait affirmé avoir repoussé une incursion menée par des membres des forces spéciales israéliennes, qui tentaient de franchir la frontière avec la bande de Gaza. Les combattants du Hamas auraient tiré six salves de mortiers contre les Israéliens, qui ont répliqué à l’arme légère avant de battre en retraite, selon le Hamas. Dans le même temps, l’armée israélienne poursuivait ses raids aériens, tuant au moins quatorze Palestiniens. Côté palestinien, au moins dix roquettes ont visé le sud d’Israël samedi, selon l’armée israélienne, blessant légèrement deux personnes à Ashdod (...)

Au moins 14 palestiniens tués samedi selon l’AFP

Parallèlement aux tirs d’artillerie, les raids aériens israéliens ont continué, tuant au moins quatorze Palestiniens dans la journée. Au moins dix Palestiniens ont péri lors d’un raid aérien en soirée contre une mosquée à Jabaliya, au nord de Gaza, selon des témoins et des sources médicales. Un chef local de la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, Mohammad al-Jammal, 40 ans, a également péri dans un autre raid aérien. Un porte-parole militaire israélien a affirmé que ce responsable était chargé de l’organisation des tirs de roquettes dans toute la ville de Gaza. Au moins quatorze roquettes ont visé samedi le sud d’Israël, selon l’armée israélienne, faisant deux blessés légers à Ashdod, à environ 30 km de la bande de Gaza.

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Communiqué du P.S. à propos d'Israël et Gaza

Martine AUBRY a fait part, le 28 décembre dernier, de l’immense préoccupation de tous ceux qui sont attachés à la paix, face à l’évolution de la situation au Proche-Orient.

L’escalade meurtrière de ces dernières heures et la poursuite de l’offensive militaire israélienne ne conduit qu’à de nouvelles souffrances pour les populations et à rendre plus incertaines encore les perspectives de sécurité et de paix dans la région.

Martine AUBRY en appelle à nouveau à un cessez-le-feu immédiat.

Elle réitère sa demande que le Conseil de Sécurité des Nations Unies prenne des positions contraignantes pour faire cesser les combats, et ceci dans les heures qui viennent. Le Parti socialiste attend des responsables de l’Union Européenne, qui se réunissent ce jour à Paris, qu’ils prennent position en ce sens et au-delà engagent toute initiative diplomatique, humanitaire et économique pouvant contribuer à l’établissement de la paix à Gaza et au Proche-Orient.

Le Parti socialiste souhaite que les responsables israéliens et palestiniens retrouvent le chemin de la négociation, nécessaire à une paix durable dans la région.
En lien avec l’Internationale socialiste (IS) et le Parti socialiste européen (PSE), il demande aux partis amis de la zone de conflit d’oeuvrer ensemble aux médiations utiles pour construire la paix.

Communiqué de Martine AUBRY
Première Secrétaire du Parti Socialiste

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