16 juillet 2008
A suivre ici: un hommage à Bronislaw Geremek, médiéviste, démocrate et européen...

12 mai 2008
Le pape condamne la violence au Liban
Le pape Benoît XVI a célébré dimanche dans la basilique Saint-Pierre au Vatican la messe de Pentecôte, au cours de laquelle il a appelé l'Eglise à être "un instrument de la paix pour tous les peuples".
Depuis la place Saint-Pierre, le pape a condamné dimanche les "affrontements armés au Liban", exhortant "les Libanais à abandonner les violences qui conduisent le pays vers l'irréparable" et appelant au dialogue.
"J'exhorte les Libanais à abandonner les affrontements qui sont en train de conduire ce cher pays vers l'irréparable. Le dialogue et la compréhension mutuelle constituent la seule voie qui puisse restituer la dignité et la sécurité à la population", a déclaré le pape devant des milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre. "Le Liban doit savoir répondre avec courage à sa vocation d'être, pour le Proche-Orient et pour le monde, le symbole d'une coexistence pacifique entre les différentes communautés", a ajouté le pape.
05 mai 2008
La mairie d'Assise a promulgué dans sa ville un arrêté... anti-mendicité

Une pensée donc, pour l'enfant célèbre de la ville, Saint François, un jeune homme issu d'une riche famille marchande — son père vend des tapis jusqu'en France, d'où le prénom de Francesco — qui mène une jeunesse dissipée. Il veut devenir chevalier et se fait emprisonner un an, à la suite d'une guerre entre sa ville, Assise, et la ville voisine de Pérouse. Suite à sa détention, il tombe gravement malade et se convertit. Il crée en 1209 une confrérie primitive, fondée sur la pauvreté totale et la prédication. Ses premiers compagnons sont Bernard de Quintavalle et Pierre de Catane. François envoie ses confrères deux par deux dans toutes les régions autour d'Assise. Les frères vivent du travail de leurs mains et de l'aumône. Très vite, la communauté rencontre un très grand succès. En 1210, le pape Innocent III (il se nomme ainsi pour honorer les chrétiens tués sans raison) approuve verbalement la nouvelle communauté. François choisit le nom de frères mineurs par référence aux « plus petits d'entre nous » dont parlent les Évangiles (Mt 25:40-45). En 1212, il est rejoint par Claire, jeune fille d'une noble et riche famille, qui a été convertie par François. Ce sera la fondation des Pauvres dames, les Clarisses, second ordre franciscain. En 1221, les Franciscains s'agrandissent par la fondation du tiers-ordre, réservé aux séculiers. François étend ainsi l'idéal biblique à tous et permet à chacun de se reconnaître dans le Christ sans renoncer au monde séculier.
La mairie (dirigée par le parti Forza Italia de Berlusconi) interdit également aux mendiants de s'allonger ou de s'asseoir par terre près de l'entrée des lieux de culte et des bâtiments publics. Nul doute que le pauvre François aurait été concerné!
15 avril 2008
Triomphe de la démocratie et sagesse des peuples (?): Berlusconi élu

Parmi ses arguments de campagne (sic): il est plus grand que Sarkozy et Poutine...
et puis les joueurs de football le soutiennent! L'Europe bling bling est en marche... et les peuples souffrent. Mais que fait donc la gauche?
13 avril 2008
Paradoxes tibétains
Il y a ces jours-ci comme un paradoxe à voir des laïcs français (et parmi ceux-ci d'anciens... maoïstes de salon) défendre le dalaï lama et l'indépendance ou l'autonomie tibétaine contre la Chine. En effet, le Tibet était jadis un Etat entre théocratie et féodalisme bien éloigné des idées des Lumières... Cela, certes, n'enlève rien au discours intéressant et réfléchi de l'actuel dalaï lama.
Un paradoxe aussi à parler avec certains anticléricaux qui condamnent le pape et ses prises de position, qui se moquent du clergé français (qui comprend bon nombre de moines), mais idéalisent les bonzes vêtus en orange et cette étrange pratique qui consiste à choisir son futur leader parmi des enfants prédestinés.

Un amusement pour moi de m'entretenir avec ces jeunes bobos qui adoptent/adaptent des postures bouddhistes (en tout cas les plus faciles à adopter car c'est une religion très exigente) tout en méconnaissant, par exemple, les cisterciens et leurs pratiques. C'est d'ailleurs le dalaï lama lui-même qui recommande aux Européens de revenir vers leur propre religion plutôt que vers la sienne...
Alors défendre le Tibet? Mais oui! Je le fais aussi, ici même, tout en acceptant ces paradoxes, au nom de la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes, face à la puissance impérialiste/colonisatrice chinoise et face aux théocrates.
07 avril 2008
A Paris, nombreuses manifestations contre la dictature communiste chinoise

![]()
21 mars 2008
Signez la pétition de soutien au Tibet!
http://www.tibet-info.net/www/Signez-l-appel-a-la-solidarite.html#sp572
15 mars 2008
La répression communiste chinoise frappe à nouveau le Tibet, en ce moment-même

28 février 2008
Ingrid va très mal - Une pensée émue pour elle...

19 février 2008
Pour l'avènement de la démocratie à Cuba!
Fidel Castro, dirigeant virtuel de Cuba, vient donc, après 50 années de règne sans partage, d’abandonner le pouvoir… Raul Castro, ministre des Armées Révolutionnaires (Minfar), surnommé le « lider minimo », lui a succédé, validant une nouvelle forme de pouvoir : la monarchie castriste.
Depuis 1959, selon de très nombreuses associations de défense des droits de l’Homme, plus de 100 000 Cubains ont connu les geôles en raison de leurs idées, de leur religion (catholique notamment), de leur orientation sexuelle jugée déviante (des homosexuels). De 15 000 à 17 000 ont été fusillées. 1,7 millions de Cubains ont été contraints à l’exil. On se souvient qu’entre le 18, 19 et 20 mars 2003 (date connue sous le nom de Printemps Noir Cubain), 75 journalistes indépendants et opposants pacifiques ont été arrêtés, emprisonnés et condamnés à des peines allant de 10 et 28 ans de prison ferme. Parmi eux, le poète Raul Rivero, actuel président de la Société interaméricaine de presse (SIP), accusé de « trahison de la patrie » et de « collaboration avec une puissance étrangère », condamné à 20 ans de prison. Il ne fut libéré qu’à la suite de « pressions douces » de José Luis Rodríguez Zapatero, premier ministre espagnol. Seul le Parti Communiste est légal, la justice est contrôlée par le gouvernement, seule la presse officielle est autorisée et l’accès à internet sous surveillance.
Il faut saluer l’initiative du Projet des Bibliothèques Indépendantes qui possède un réseau de plus de 50 bibliothèques (dont le siège se trouve dans la maison d'un opposant) afin de permettre aux Cubains d'accéder à des livres ou des informations censurés par le régime et inexistants dans les bibliothèques de l'Etat (seules autorisées). On ira avec profit sur le site de la revue fondée à Madrid par des intellectuels cubains (en espagnol) : http://www.cubaencuentro.com/.
Les difficultés économiques, depuis la fin de l’Empire soviètique sur lequel s’était aligné Castro, sont l’autre plaie du peuple cubain. La « débrouille » pour survivre conduit aussi à la prostitution, notamment à destination des touristes. Par ailleurs, L'un des aspects les plus pénibles de « l’affaire du Sahara », est celui des milliers d’enfants sahraouis déportés à Cuba dès l'âge de 7 ou 9 ans, sous couvert d'éducation et sans l'assentiment de leurs parents dont ils sont séparés pendant 10 à 15 ans. Sur les conditions de déportation et de séjour de ces enfants, Mme Marie-Françoise Mirot, présidente du groupe “petite fille" à l'UNESCO, a rédigé un document accablant, au terme de ses nombreux déplacements, où elle fut accompagnée de Mme Francine Henrich, ancienne ambassadrice de la Communauté européenne et représentante permanente de l’Alliance internationale des femmes (AIS) auprès de l'UNESCO. À leur arrivée les frères et sœurs sont séparés et envoyés sur « l'île de la Jeunesse » où ils se retrouvent dans des baraquements spécifiques. Les instructeurs sont sahraouis et cubains: ils enseignent l'espagnol, l'idéologie marxiste-léniniste, l'instruction militaire avec maniement des armes pour les filles comme pour les garçons, l'apprentissage de la guérilla. L'économie cubaine profite de cette main d'œuvre enfantine et gratuite; dans les fabriques de cigares; dans les champs, pour la récolte des fruits et légumes et de la canne à sucre; dans les maisons particulières où les petites filles servent de domestiques, et sont livrées à la pédophilie et à la prostitution.
Lors du 1er sommet du Comité international pour la démocratie à Cuba, les conseils de Vaclav Havel furent résolument tournés vers l'avenir : « Il ne faut pas trop penser aux moyens de faire tomber le régime, a-t-il dit, mais passer le plus de temps possible à préparer ce qu'il y aura après. » La question est plus que jamais d’actualité pour nous tous qui soutenons les Droits de l’Homme et réfléchissons à inventer un avenir à Cuba qui ne soit ni la dictature, ni tomber dans le giron des Etats-Unis. L’Union Européenne, et notamment l’Espagne, ont incontestablement un rôle à jouer.
