lundi 28 septembre 2009
Laurent Bourdelas reçoit Jean-Pierre Thuillat pour parler de "Bertran de Born" aux Editions Fanlac
Mercredi 30 septembre 2009 en direct à 11h30 (redif. samedi 11h30)
et mercredi 7 octobre
A écouter dans le monde entier le mercredi en direct sur http://www.rcf.fr
(cliquer sur Limoges/léger décalage)

lundi 21 septembre 2009
Laurent Bourdelas recommande La Révolution russe d'Orlando Figes chez Folio histoire
vendredi 14 août 2009
Un dernier adieu à Thérèse Menot...
Voilà... une infatigable témoin de l’horreur nazie et pétainiste, militante des droits des femmes et contre les résurgences du fascisme[1], nous a quitté, laissant un immense vide. En 2006, nous lui avions rendu hommage au Collège Guy de Maupassant de Limoges, sous la direction de M. Degandt, principal, en donnant son nom (ainsi que celui de Lucien Berdasé) à notre salle de concertation. A cette occasion, qui unissait à la fois personnalités, enseignants, élèves, je lui avais dit toute mon admiration, à la fois pour ce qu’elle avait enduré et pour le témoignage qu’elle n’avait cessé de délivrer inlassablement aux élèves du secondaire (il faut réfléchir, c’est en cours, au meilleur moyen de transmettre cette mémoire, sans « fioritures » littéraires – le mieux étant certainement, en dehors du travail des historiens, la transmission par la video comme celle réalisée au sujet de Thérèse par Tessa Racine). Et puis « Titi » avait connu, en rentrant, mon tout jeune (futur) père Jean-Marie rue du Pont Saint-Martial à Limoges... son action m’était donc familière depuis longtemps. Lors de cet hommage, je lui avais offert un ballon de basket, car Thérèse Menot, avait repris vie en créant en 1948 l’équipe de basket féminine de l’Arsenal, « ...un ballon qui est comme la fraternité, parce qu’on se le passe de mains en mains, qui est aussi comme le symbole de la résistance: il faut garder l’initiative, être combatif contre ceux qui veulent vous intercepter, et aller jusqu’à son but. » J’espère qu’un petit ballon l’accompagne là où elle est désormais.
Laurent Bourdelas, professeur d’histoire et écrivain.
Saint-Pée-sur-Nivelle, 14 août 2009.
[1] Thérèse m’avait confié recevoir parfois des coups de téléphone malveillants, sans doute liés à son oeuvre de mémoire...
mercredi 8 juillet 2009
Quand le château de Montintin abritait de jeunes Juifs pendant la 2nde guerre mondiale
Parmi les maisons de l’OSE, le Château de Montintin, au sud de Limoges, a été dirigé entre novembre 1942 et janvier 1944 par un médecin rémois, le docteur Raymond LÉVY.
Au château de Montintin se trouvaient une centaine de garçons de 12 à 17 ans, des jeunes juifs allemands pour la plupart. Une centaine de jeunes qu’il fallait nourrir – en se ravitaillant chez les fermiers du coin –, qu’il fallait éduquer – ils suivaient des cours, en particulier des cours de français –, qu’il fallait occuper – il y avait un atelier de menuiserie et des moniteurs pour diverses activités ; l’un d’entre eux, moniteur de théâtre, s’appelait Marcel MANGEL, il deviendra après guerre le mime MARCEAU –, des jeunes qu’il fallait aussi cacher quand la gendarmerie venait procéder à des arrestations.
L’OSE décide de fermer le château en janvier 1944 et en 2 jours le docteur LÉVY réussit à disperser la centaine de garçons : les plus vieux gagnent le maquis, d’autres sont pris en charge par une filière vers la Suisse, la plupart sont placés dans des familles de la région.
(Le château de Montintin, très isolé, est situé dans un vallon pentu, sur le flanc nord de la Forêt de Fayat, au dessus d'un petit étang récemment créé, à 3 km du bourg par la route. Plus haut, à 200 mètres, la maison de Chevrette, où furent cantonnés les plus religieux des enfants. Taillis de châtaigniers alentour, rhododendrons sur l'allée d'arrivée. Le château date du 19e siècle, construit dans le style " troubadour ", avec tour et fenêtres gothiques. D'importants " communs " couverts de tuile plate témoignent de l'importance du domaine. Occupé dès juillet 1940 par l'OSE, qui l'a obtenu de son propriétaire, Jean-Louis de Neuville, il abritera en permanence plus d'une centaine d'enfants, et cela jusqu'à la fin de 1943. Menacé par la Milice, il sera désaffecté. Attribué aux maquisards FTP au cours de l'été 1944, à la Libération, il sera redonné à l'OSE dès novembre 1944. Différentes œuvres juives l'utiliseront comme colonie et centre de formation jusqu'au milieu des années 1970.)
http://www.educreuse23.ac-limoges.fr/loewy/realisations/enfants/colloque_2004.htm
dimanche 7 juin 2009
Et Pétain inventa la Fête des Mères...

mardi 26 mai 2009
Une histoire de la Chambre de commerce de Limoges
La Librairie PAGE ET PLUME
(Limoges)
reçoit
Clotilde Druelle-Kor et ,Pascal Plas
pour la dédicace de
« 150 ans d’avenir »
de 10hà 12h et de 14h à 18h
Les chambres de commerce sont des organismes rétablis sur la recommandation de Bonaparte par arrêté des Consuls du 3 nivôse an IX (23 décembre 1802) après leur suppression par la Constituante en 1791 en même temps que celle les corporations. Si l’on excepte ces quelques années d’interdiction, ces corps consulaires sanctionnés par lettres patentes d’Henri IV le 15 avril 1600 puis consolidés au XIXe s (décret du 3 septembre 1851) et dotés de leur organisation fondamentale par la loi du 9 avril 1898 sont singulièrement pérennes dans la mesure où ils ont, aujourd’hui encore, « pignon sur rue » et sont fortement impliqués dans la vie économique de la cité. Limoges eut, comme les autres grandes cités commerçantes de France, une chambre de commerce en remplacement de sa chambre des arts et manufactures acquise sous le premier empire ; elle fut installée dans la ville en 1858.
La chambre de commerce de Limoges a donc fêté, en 2008, ses 150 ans. En parallèle d’un ensemble de manifestations qui se déroulèrent tout au long de l’année, ses dirigeants ont souhaité que soit écrite une histoire de l’organisme consulaire la plus complète possible et avec pour seule contrainte qu’elle établisse équitablement son parcours quelles que soient les périodes et ce jusqu’à ce jour. La rédaction de l’ouvrage fut confiée à deux historiens professionnels et il fut convenu que l’abondante illustration qu’il contient n’en ferait pas un album commémoratif mais étofferait un vrai travail de recherche aboutissant à un récit accessible à un large public d’honnête homme.
Clotilde Druelle-Korn est agrégée de géographie, docteur en histoire, maître de conférences en histoire contemporaine, à l’université de Limoges, spécialiste des questions économiques et sociales, Pascal Plas est agrégé d’histoire, docteur en histoire, correspondant de l’Institut d’histoire du temps présent, spécialiste d’histoire politique et sociale. L’ouvrage, fruit de deux années de recherches, prend en considération tous les aspects de l’organisme consulaire, aussi bien son fonctionnement que ses actions, ses dirigeants que ses partenaires économiques, politiques et sociaux et ce de 1858 à 2008 après une rapide mise au point sur la Chambre des arts et manufactures. C’est donc tout un pan de l’histoire socio-économique de Limoges, de la Haute-Vienne et du centre-ouest qui émerge à travers l’approche d’une institution qui en fut un élément essentiel. Ce travail universitaire s’inscrit dans la lignée des travaux spécialisés conduits ces dernières années sur les corps intermédiaires économiques mais comprend aussi une assez remarquable illustration.
dimanche 17 mai 2009
Jean-Pierre Thuillat publie un ouvrage de référence à propos de Bertran de Born
jeudi 30 avril 2009
Une nuit au Musée de la Compagnie des Indes (mai 2009)
lundi 27 avril 2009
Le Chemin de Cadoudal à Locoal-Mendon (Morbihan)
A l'extrémité de la presqu'île de Locoal, on peut suivre le chemin creux emprunté jadis par le chef chouan Cadoudal. Il est magnifique et débouche sur l'océan. Le royaliste breton disposait de cachettes diverses et de nombreuses barques pour fuir en cas d'attaque. On lira avec plaisir ses aventures racontées par Alexandre Dumas dans Les Blancs et les Bleus ou Les Compagnons de Jéhu, édités chez Phébus.
Au pied de l'église, dans le cimetière, la tombe de J.M. Emery, chef des courriers de Cadoudal.
La région est ponctuée de lechs ancestraux, aux fonctions non encore totalement éclaircies, malgré diverses hypothèses.
dimanche 29 mars 2009
Je serai à l'inauguration de la statue du Général Dumas à Paris
GRAND RASSEMBLEMENT POPULAIRE ET HISTORIQUE POUR REHABILITER LE HEROS AFRO - ANTILLAIS DUMAS SAMEDI 4 AVRIL 2009 A PARTIR DE 11 H, PLACE DU GENERAL-CATROUX, PARIS 17e METRO MALESHERBES, INAUGURATION OFFICIELLE DU MONUMENT AU PREMIER GENERAL AFRO-ANTILLAIS DE L’OCCIDENT : DUMAS, NE ESCLAVE, VICTIME DU RACISME, FIGURE EMBLEMATIQUE DES DESCENDANTS D’ESCLAVES.

Le général Dumas est né esclave à Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti) en 1762, fils d’une esclave d’origine africaine et d’un colon venu de Normandie. Arrivé très jeune en France, il s’engagea à Verdun dans la cavalerie sous le pseudonyme d’Alexandre Dumas et il rencontra trois camarades : Piston, Espagne et Carrière de Beaumont. Leurs aventures préfigurent le célèbre roman les Trois Mousquetaires. Le dragon Alexandre Dumas, arrivé sans papiers, se maria à Villers-Cotterêts avec la fille d’un aubergiste et devint le héros local. En 1793, il fut le premier Afro-Antillais de l’histoire de l’Occident à accéder au grade de général d’armée À la tête de l’armée des Alpes, entouré de ses trois compagnons, il fonda les Chasseurs alpins et emporta avec éclat les points stratégiques du Petit-Saint-Bernard et du Mont Cenis. Nommé commandant de l’armée de l’Ouest, il démissionna avec honneur et, risqua sa tête, pour ne pas participer au massacre des civils de Vendée. Servant ensuite sous les ordres de Bonaparte, ce fervent républicain devint un héros de la campagne d’Italie et de la campagne d’Égypte avant de prendre ses distances avec son chef et d’échouer pendant deux ans dans les geôles du roi de Naples.

Bonaparte rétablissant l’esclavage en 1802 appliqua à Dumas la réglementation raciste sur les militaires « de couleur » et le chassa de l’armée, refusant de l’intégrer dans l’ordre national de la Légion d’honneur dont Dumas était membre de droit. Il en mourut de chagrin en 1806 à Villers-Cotterêts, laissant un fils orphelin et sans ressources qui, reprenant ce même pseudonyme d’Alexandre Dumas, devait l’immortaliser grâce à la littérature. Le fils de l’écrivain, auteur lui aussi signa de ce même pseudonyme La dame aux camélias.
Un comité, mené par le grand chancelier de la Légion d’honneur, fut formé en 1895 pour ériger une statue à la mémoire du général Dumas. Cette statue fut installée en 1912-1913, formant triangle avec la statue d’Alexandre Dumas par Gustave Doré (1883) et celle d’Alexandre Dumas fils par René de Saint-Marceaux (1906) mais, jamais inaugurée, elle fut abattue en 1943 par les collaborateurs à la demande des occupants nazis.
Après 7 ans de lutte, l’association des amis du général Dumas, fondée par l’écrivain Claude Ribbe, biographe et défenseur du général afro-antillais Dumas, père du célèbre auteur, a enfin obtenu de la ville de Paris un monument en remplacement d’une statue que les nazis et collaborateurs détruisirent en 1943.
Ce monument représentant des fers d’esclave gigantesques (plusieurs tonnes, 5 mètres de haut) sera inauguré en présence de Bertrand Delanoë et de nombreuses personnalités –artistes, sportifs, élus - le samedi 4 avril à 11 heures avec la participation de la garde républicaine de Paris. La journée se prolongera par une partie festive. Le président Obama, de passage en France, a été invité à se joindre à nous en ce jour anniversaire de l’assassinat de Martin Luther King.
GRAND RASSEMBLEMENT HISTORIQUE POUR LE HEROS AFRO- ANTILLAIS DUMAS SAMEDI 4 AVRIL 2009 À PARTIR DE 11 H PLACE DU GENERAL-CATROUX PARIS 17e METRO MALESHERBES
Les amis du général Dumas generaldumas@aliceadsl.fr
















