lundi 12 octobre 2009
Je continue mes recherches pour mon livre à paraître chez Stock...

Et je tombe par hasard sur cette belle photographie non signée (si quelqu'un connait l'auteur, qu'il me contacte), où les verres ballons posés devant Sartre et Vian sont vides. L'oeil de Boris vacille, dirait-on, ou bien y a-t-il une acuité dissimulée dans l'écoute du philosophe?
dimanche 11 octobre 2009
J.B. Baronian signe la biographie inédite d'Arthur Rimbaud chez Folio
mercredi 7 octobre 2009
Laurent Bourdelas recommande F. Ossendowski, "De la présidence à la prison"

A suivre sur ce blog et à la radio, les aventures tragiques de ce Polonais emprisonné après la guerre russo-japonaise pour avoir participé aux évènements révolutionnaires de 1905 (il souffrit plus tard du bolchévisme!). Une réflexion intense sur la vie en prison et sur ce qui fait l'humanité.
Qui veut participer au festival du Court à Limoges?
Le Festival du Court Métrage de Limoges sera de retour à l’automne 2010 pour célébrer sa 10ème saison… Son contenu dépend en partie de vous, au sein de deux compétitions :
· Compétition générale (fictions, animations, expérimentaux)
Films d’une durée de moins de 15 minutes
(Sous-titrés en français pour les documents non francophones)
· Compétition documentaire
Films d’une durée de moins de 30 minutes
(Sous-titrés en français pour les documents non francophones)
Si vous n’êtes pas à court d’idées, envoyez vos films avant le 31 mars 2010 !
Pour s’inscrire…
- Remplir la fiche d’inscription (à raison d’une fiche par film), lire et signer le règlement (précédé de la mention « lu et approuvé »), que vous trouverez sur notre site Internet.
- Envoyez les films accompagnés des documents à l’adresse suivante :
Association Festiv’Art
31 avenue de la Libération
87 000 Limoges / FRANCE
http://www.festivalducourtmetragedelimoges.com
mardi 6 octobre 2009
Des nouvelles de Marc-Henri Lamande et Wild Shores
OPTOPHONIA et ZOOM-X [V2]
Performance Spoken Words et Concerto pour contre-ténor & pièce musicale
kinographique
22/10/2009
20:30
LE CUBE
20, Cours Saint Vincent
92130 Issy-les-Moulineaux
Tél. 01 58 88 3000 Fax. 01 58 88 3010
infos : http://www.lesiteducube.com/?id_page=553
Collectif Wild Shores - Evelyne Hebey - Fred Nouveau - Marc Roques :
Musique, Instruments génératifs, Images, Scénographie
Marc-Henri Lamande : 2criture, Performance
Bertrand Dazin : Chant
DEF: Spatialisation & ingénierie électroacoustique
L'EUBAGE - Blaise Cendrars
Lecture-Performance Musicale Gravitationnelle pour 36 casques
24/10/2009
17:00
C.G.P - Beaubourg _Galerie Sud - Le Nouveau Festival
Le Kiosque électronique - Cocktail Designers
Optical Sound - Pierre Beloüin
entrée BPI, rue du renard
75004 Paris
Tél. 01 44 78 12 33
infos :
http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/79CE5F22705A96C7C12575CF00446C95?OpenDocument&sessionM=2.2.2&L=1
Collectif Wild Shores - Evelyne Hebey - Fred Nouveau - Marc Roques :
Musique, Instruments génératifs
Marc-Henri Lamande : lecture-performance
DEF : spatialisation & ingénierie électroacoustique
ILLUSION OF MOVEMENT - Wild Shores - CD M-TRONIC (Cr 24)
sortie fin Octobre 2009
infos : http://www.m-tronic.com/
Collectif Wild Shores
wisho@free.fr - wild.shores@free.fr
http://virb.com/wild_shores
Marc-Henri Lamande
remblaiement@free.fr
http://virb.com/marc_henri_lamande
Def
69def2@free.fr
www.myspace.com/69DEF
* Instruments génératifs Servovalve - "Semuta" - "Marteleur"
http://www.servovalve.org/machines/machine_semuta.html
Optical Sound - Pierre Beloüin
http://www.optical-sound.com/
jeudi 1 octobre 2009
Les romans loufoques de Pierre Dac paraissent chez Omnibus!

mercredi 23 septembre 2009
Israël ne veut pas laisser Salma Ahmed partir aux Francophonies de Limoges!
Salma Ahmed ne sera pas au Bar du Théâtre de l'Union
vendredi 2 octobre à 12h15
L'entretien avec la Palestinienne de Gaza, professeur de français, se fera par video...
Le 27 décembre 2008, Israël lance sur Gaza l’opération «Plomb durci», bombardant massivement la bande de Gaza, opération qui ne cesse que le 18 janvier. Le 29 décembre, la jeune professeur du Centre culturel français de Gaza, Salma Ahmed, poste un premier billet sur le blog d’un ami, relayé vers des blogs du monde entier. Durant toute la durée de l’attaque israélienne, elle va ainsi témoigner de la vie quotidienne de Gaza sous les bombes.
Salma Ahmed, âgée de 25 ans, est née dans le camp de réfugiés de Jabalya, au nord de Gaza. Le village de sa famille, Al Falouja, a été détruit en 1948.
Diplômée de l'Université Al-Azhar à Gaza en 2006 (anglais-français), elle part en France, à Caen, travailler comme assistante de langue arabe de 2006 à 2008. Elle rentre en septembre 2008 à Gaza, où elle devient professeur de français au Centre culturel français, et à l'Université Al-Azhar.
Ariel Cypel et Mohamed Kacimi devaient mener cette rencontre au cours de laquelle Salma Ahmed devait nous donner des informations, de l’intérieur, sur la vie de l’enclave de Gaza, avant, pendant et après l’opération « Plomb durci » et sur les enjeux actuels de la constitution d’un Etat palestinien, tels qu’ils sont vécus par la population. Mais Israël ne veut pas que Salma quitte Gaza! L'entretien aura donc lieu par video!
Bonne nouvelle: Irina Bokova à la tête de l'UNESCO
Le controversé ministre égyptien de la Culture Farouk Hosni n'est pas parvenu à devenir le nouveau directeur général de l'Unesco, fonction qui reviendra à la diplomate bulgare Irina Bokova dont l'élection a suscité mercredi de vives réactions en Egypte.
Mme Bokova, 57 ans, ambassadrice de son pays en France ainsi qu'auprès de l'Unesco, élue mardi au 5e et dernier tour par 31 voix contre 27, devient ainsi la première femme à diriger l'institution de l'ONU chargée de mettre en oeuvre des programmes pour l'éducation, d'assurer la sauvegarde du patrimoine mondial ou d'agir en faveur de la liberté d'expression.
Le nom du successeur du Japonais Koïchiro Matsuura doit encore être approuvé en octobre par la Conférence générale, l'assemblée plénière des 193 membres de l'organisation, dont le siège se trouve à Paris.
Le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel a estimé que l'Unesco avait échappé à un "désastre" en écartant Farouk Hosni, le ministre égyptien ayant selon lui un "passé lourd" lié notamment à la prise d'otages de l'Achille Lauro en 1985.
Après cette élection surprise, Irina Bokova a voulu rendre hommage à l'Egypte et à son candidat. "J'ai dit à la délégation égyptienne que j'espérais que nous allions être ensemble, parce que je n'ai jamais cru à l'idée du clash des civilisations", a-t-elle dit dans une brève déclaration.
La presse et les intellectuels égyptiens se sont déchaînés mercredi contre le "lobby juif" et le "choc des civilisations" après le fiasco de Farouk Hosni pour la direction de l'Unesco, au terme d'une campagne marquée par des accusations d'antisémitisme.
mercredi 16 septembre 2009
Lu sur le site Incertain Regard, une critique de "Locmalo" de L. Bourdelas
D'ENTRE LES ÎLES ET LES ROCHERS
Laurent Bourdelas
Locmalo
Éditions Gros textes
Fontfourane
60 p,
6 euros.
Laurent Bourdelas nous a habitué à bien. Avec « Locmalo » il aboutit à mieux au sein même d'un exercice périlleux. Celui de la chose vue qui nécessairement oscille entre le descriptif et le nostalgique. Il arrive même que l’auteur quittant Broceliande note de manière laconique « je suis reparti mélancolique ». Pourtant pour évoquer la Bretagne ses sables du temps et ses archives de granit l’auteur - affronté à tous les lieux de cette chair tellurique mais aussi d’air, de marées et de vent - trouve le langage conséquent afin de transformer les lieux en ce que Bachelard nommait "la maison de l'être".
On ne peut que partager les visions (plus que contemplations), les invocations (plus qu’évocations) que le poète développe juste ce qu’il faut. Ses vignettes ne tolèrent aucunes faiblesses. Elles témoignent d’un stoïcisme propre à cette terre entêtante et mystérieuse en ses côtes jusqu’en ses landes.
Par fragments Laurent Bourde las donne une leçon de vie. Mais il propose aussi le martèlement sourd, sans la moindre fioriture, de ce qui pourrait être une suite de tables de la loi existentielle. Rien n'est dit que dans l’événement choisi par-delà l’anecdote comme emblématique.
Chaque « histoire » reste en bascule entre terre et mer et entre sentiments disparates comme en témoigne ce paragraphe :
« Toujours revient le bateau de Groix où mon fils fut conçu ou presque. Les passagers sont tristes, voici la terre ferme ».
Dans une telle approche l’aporie joue son rôle et le livre reste du même tonneau, de la même tonalité jusque dans les peintures évoquées en fin de livre. Soudain les jacinthes deviennent abstraites et les alignements de Carnac deviennent un « fleuve étrange ».
À qui ne connaît pas encore la Bretagne ce texte sera une invitation au voyage. A qui la connaît il offre une autre vision, une rumeur qu’on ne soupçonnait pas. Bourdelas reste fidèle à sa poésie essentielle dans son mouvement de retour réflexif sur l'existence. Il trouve des mots capables de peupler nous seulement les lieux mais ce dont ils sont nourris pour mieux nous habiter.
« Locmalo » est donc un texte dense. Il donne des raisons de s’apaiser à qui sait soulever le voile des apparences. Le poète y rappelle à qui n'est plus capable de son pays de trouver des territoires qui permettent de le faire tenir vers le temps sans images. Avançant douloureusement et sereinement vers au milieu de ses propres anciennes images, l’auteur les prolonge d’un écho vers celui qu'il est devenu à travers elles. Ajoutons que Bourdelas reste un des rares poètes qui tordent le coup à l'effusion lyrique. Il tend son écriture vers une fraternité sans fioriture et au cœur de la splendeur du monde dans sa dureté comme dans sa fragilité.
JPGP
Kate Summerscale: L'affaire de Road Hill House

Le "Domaine étranger" de 10/18, dirigé par Jean-Claude Zylberstein, accueille un livre captivant et formidablement documenté, traduit de l'anglais par Eric Chédaille: L'affaire de Road Hill House, ou L'assassinat du petit Saville Kent - un ouvrage vraiment talentueux signé par Kate Summerscale, écrivain vivant à Londres, née en 1965. Ce livre de plus de 520 pages, utile bibliographie et cahiers photographiques inclus, reprend de bout en bout un fait divers de 1860 et ses suites (jusqu'aux découvertes d'après la 1ère édition!): durant l'été, un petit garçon est sauvagement tué dans une propriété de la bonne bourgeoisie anglaise; ignominie suprême, on retrouve son corps ensanglanté dans des toilettes pour domestiques... Dès lors, c'est toutes les familles du Royaume qui se sentent menacés tant que le crime n'aura pas été résolu, non parce qu'elles se sentent menacées par le meurtrier, mais parce qu'elles comprennent que le Mal peut surgir au sein du foyer, alors que l'on croyait que celui-ci était la protection même! Kate Summerscale a retrouvé (et retourné) les moindres archives (y compris météorologiques) pour reconstituer l'affaire et l'enquête menée à la fois par des policiers locaux brouillons et par l'excellent Jonathan Whicher, l'un de ces premiers grands enquêteurs des débuts de la police anglaise, dont elle nous restitue aussi la vie et les autres enquêtes. En cela, l'auteur est à la fois une formidable enquêtrice, mais aussi une vraie historienne, doublée d'un véritable écrivain. Les suspects sont les membres de la famille dont on nous raconte l'histoire. Freud ne va pas tarder à formuler ses théories, et Summerscale expose les premiers doutes de la justice anglaise face à la psychologie de certains "coupables". Mais en plus, elle tisse des liens entre ce fait divers et la naissance du roman policier anglais, et même fantastique, qui s'inspira à la fois de cette affaire et du travail des policiers comme Jonathan Wincher (ainsi Charles Dickens l'invitait-il à sa table avec des collègues afin qu'ils lui racontent leurs exploits et qu'il les écrive à son tour!). Le drame nourrit Pierre de lune, de Wilkie Collins, considéré comme le roman fondateur de la littérature policière, mais aussi des ouvrages de Mary Elizabeth Braddon, et même Le Tour d'écrou, de James. En écrivant L'affaire de Road Hill House, Kate Summerscale nous offre un regard terriblement lucide sur l'humanité, sans perdre la sienne.

