dimanche 11 octobre 2009
Marie Goffin, l'arrière-grand-mère maternelle du Nord de Laurent Bourdelas
dimanche 30 août 2009
Journal du Pays Basque de Laurent Bourdelas (été 2009)
22 ans après, me voici de retour à Saint-Pée-sur-Nivelle, dans une maison au pied de la Rhune. Le village est toujours aussi beau, mais il a gagné en population et en fréquentation touristique! Lorsque j'y venais, l'été précédant mes 15 ans, c'était à vélo depuis Hendaye, à l'occasion des camps de l'AVISO, basé sur les Exercices spirituels de St Ignace de Loyola... Nous garions nos bicyclettes contre le mur de la pâtisserie, en face du fronton... J'échange ces souvenirs avec la descendante de la propriétaire d'alors, qui me dit avoir revu des "anciens" passer par là comme moi...
C'est à Gantchiki Harotcha, adolescent de Saint-Pée-sur-Nivelle, qu'est attribuée, vers 1857-1858, l'idée de fixer au poignet de petits paniers ovales en lattes de châtaignier, qui devaient donner naissance au chistera... Bien entendu, je me suis essayé à ce sport difficile mais captivant, chaque matin, avec mon fils de presque 7 ans.
Je ne suis pas certains que nous soyons aussi doués que le Ramuntcho de Pierre Loti, que je lis pour la première fois avec beaucoup de plaisir (quelle beauté lyrique du texte!) pendant ce séjour, mais il est agréable de faire plus intimement connaissance avec un pays par ses sports.
Comme toujours, ma première visite est pour l'église du village, étape sur la route de Compostelle, où j'admire de très anciennes dalles dont l'une date de 1507. Le retable principal, dédié à Saint Pierre, reste un classique du XVIIIème siècle.
La benoîte - andere serora - était la gardienne de l'église et du cimetière dans les paroisses du Pays Basque. Ici comme dans de nombreuses autres églises, on trouve des pierres tombales de benoîtes... La benoîte a la garde des clefs de l'église, et a en charge le nettoyage du sanctuaire, et l'entretien des linges sacrés et des autels ainsi que des ornements sacerdotaux. Elle sonne également les cloches pour les offices, mais également pour éloigner les orages et la grêle. Elle a la tête et les épaules recouvertes d'un capulet, et à sa taille pend un chapelet. On lui demande des prières, et elle distribue le pain béni, aux côtés du curé, lors de la communion. Elle accueille le cortège du mariage à l'église et porte sur un plateau les alliances qu'elle présente aux futurs époux. Lors d'un décès, elle sonne le glas, remet la croix au premier voisin de la maison du mort. La benoîte est le plus souvent une jeune fille, de plus de trente ans généralement, ou une veuve, très rarement une femme mariée. Elle s'engage par contrat à servir l'Église pour le reste de sa vie, moyennant un logement, des redevances en nature (blé, maïs, pain), et des rétributions lors des cérémonies religieuses (baptêmes, mariages, enterrements). Son agrément par les habitants passe par la remise d'une dot à la paroisse, souvent d'un montant élevé, la charge étant parfois mise aux enchères. Son choix doit être ratifié par l'évêque. Elle bénéficie d'une petite maison et d'un jardin près de l'église.
A Hendaye Plage, je découvre la belle librairie Ulysse, consacrée aux voyages et dirigée par Catherine Domain, qui est ici le temps de la période estivale, et le reste de l'année 26 rue Saint Louis en L'Ile à Paris... Elle dispose d'un beau stock de livres anciens où je déniche le 1er livre de Louis Guibert consacré aux Tours de Châlucet. C'est ici aussi que j'achète le beau Ramuntcho de Loti publié par Aubéron. Je découvre encore ici un exemplaire de mon recueil La Calobra! Mais le courant ne passe pas spécialement avec la libraire, qui ne souhaite pas que la poussette de mon fils dépasse son tapis de seuil, sans doute pour ne pas abimer son beau parquet...
(Les deux Jumeaux, Hendaye Plage)
Découvrir Ascain est un véritable plaisir, d'autant plus que la ville est, ce jour-là, animée par des musiciens traditionnels. Jeunes et vieux reprennent ensemble les refrains des chansons basques, ce qui me fait songer à ce que je connais en Bretagne. Il y a d'ailleurs beaucoup de points communs entre ces deux régions atlantiques, fières de leurs cultures respectives. Le fronton de la place est celui où jouait à la pelote Jean-Pierre Borda, dit Otharré, qui initia Loti à la contrebande et lui servit de modèle pour le personnage d'Arrochkoa. D'ailleurs, la majeure partie du roman fut écrite au deuxième étage de l'hôtel de la Rhune.
Malheureusement, l'église était fermée, son retable et ses pierres tombales...
Espélette et ses inévitables piments sécéhs sur les façades, village charmant envahi par les touristes l'été, ancien domaine des barons Ezpeleta. Le piment abonde dans la délicieuse gastronomie basque - il en existe d'ailleurs 80 sortes. Après le village des piments, direction: Sare.
Le fronton où se déroulèrent de grandes parties, par exemple avec le grand Chiquito, à qui le roi Edouard VII remit en 1900 un chistera...
Sur le clocher, en basque: "Toutes les heures blessent, la dernière envoie au tombeau."
Une église où l'on admire à la fois les peintures de la chaire (17ème ou 18ème), ainsi qu'un magnifique Christ médiéval...
Il y a encore les tribunes, avec leurs clous à béret, où montaient les hommes pour entendre la messe. Pierre Loti écrit de forts belles scènes à ce sujet, Sare ayant servi de modèle à Etchezar dans Ramuntcho.
A Etxear, au Pays Basque espagnol, méditation dans une magnifique église baroque.
Et puis voici Biarritz la bourgeoise, sa grande plage, l'hôtel du palais, les casinos et les villas... les souvenirs d'Eugénie et de l'empereur, le phare, l'église orthodoxe St-Alexandre-Nievski...
Et voici le fameux Rocher de la Vierge, avec sa statue installée en 1865... Je n'y étais pas venue depuis 1968.
Ma mère, Françoise, en 1968, à ce même rocher battu par l'océan...
Ainho est une superbe "bastide-rue" (et relais commercial sur la route Bayonne-Pampelune) du 13ème siècle reconstruite au 17ème, avec un parcellaire systématique en lanières: maisons très profondes séparées par des andrones, jardin à l'arrière des maisons, champs régulièrement répartis autour du village, église au nord. Cette église (ci-dessus) est très belle, qui servit de sanctuaire et de refuge (dans le cimetière, quelques belles croix discoïdales).
Le col d'Otxondo, col pyrénéen de 632 m, situé en Navarre espagnole, entre Dantxaria (Dancharinea en espagnol) et Elizondo, relie la vallée du Baztan (nom du cours supérieur de la Bidassoa) à la France... Venant d'Hendaye, je l'avais monté à vélo en 1977 et en conservais un très bon souvenir...
Le col d'Ispéguy ou port d'Ispegi est un col pyrénéen d'une altitude de 672 m. Situé sur la frontière franco-espagnole, entre Saint-Étienne-de-Baïgorry et Errazu, il relie la vallée du Baztan (nom du cours supérieur de la Bidassoa) en Navarre à la vallée des Aldudes (Basse-Navarre).
La Bastide-Clairence est très belle... Elle fut fondée en 1312, sur la rive droite de la Joyeuse. Les maisons sont très belles, mais ce qui y est particulièrement émouvant, c'est le cimetière juif du 17ème - 18ème siècle... et l'église Notre-Dame, où les cloîtres latéraux servent de cimetière. Parmi ceux qui reposent ici, on retrouve souvent le prénom Gracieuse, que Pierre Loti donna à l'héroïne de Ramuntcho.
Promenade agréable à Saint-Jean-de-Luz, le port, le front de mer, la plage, la place Louis XIV, l'église Saint-Jean-Baptiste où se marièrent Louis XIV et l'infante Marie-Thérèse.
(La corniche d'Hendaye)
Nul doute que retrouver le Pays Basque m'a touché, ému. Redécouvrir ses paysages, sa culture, sa gastronomie. Entendre chanter sa langue... Aimer ce pays si proche et si différent de la Bretagne. Nul doute que j'y reviendrai. Nul doute qu'il m'inspirera.
samedi 1 août 2009
Concours de chiens à Montigny-Lengrain en 1913
A Montigny-Lengrain, dans l'Aisne, où j'allais visiter mes arrières-grands-parents dans les années 1960, un concours de beauté canine fut organisé en 1913. On voit sur ces photographies les juges et quelques beaux specimens de participants. Il y a comme une mélancolie à contempler ces vieux clichés, d'autant plus que la région allait devenir, quelques mois plus tard, un immense et meurtrier champ de bataille, et que cette terre photographiée se mouillerait bientôt en abondance du sang des soldats...
jeudi 30 juillet 2009
Jean-Marie exilé sur la corniche des Cévennes
(date inconnue). Le cyclotouriste et photographe Jean-Marie Bourdelas, membre du "Club des Cent Cols", pause au pied du panneau du Col de l'Exil...
vendredi 17 juillet 2009
A suivre, 1958, Françoise et Jean-Marie Bourdelas en voyage de noces en Catalogne
Années 60: Laurent Bourdelas conducteur de train, comme papa...
dimanche 28 juin 2009
1978: Laurent Bourdelas sur scène à la contrebasse (jazz)
mercredi 24 juin 2009
Fin des années 60, Françoise Vinoy-Bourdelas apprend à nager à Laurent dans la Méditerranée
"L'enfant qui ne joue pas n'est pas un enfant, mais l'homme qui ne joue pas a perdu à jamais l'enfant qui vivait en lui et qui lui manquera beaucoup."
Pablo Neruda, J'avoue que j'ai vécu, Gallimard, 1975.
mercredi 17 juin 2009
Années 60, Laurent et Jean-Marie Bourdelas à la plage en Catalogne
dimanche 14 juin 2009
Laurent Bourdelas, au tournant des années 1960 à 70, Île d'Oléron
En écrivant la préface du beau recueil de textes et photographies de Pascal François inspiré par l'Île d'Oléron, je me suis souvenu que, moi aussi, j'avais passé du bon temps là-bas...!











































































































