mercredi 30 septembre 2009
Contre la fin du Service Public, à La Poste et ailleurs
Je suis opposé à tout recul du Service Public, qui a contribué de nombreuses années, à partir du Front Populaire et de la Libération, à fonder l’exception française. J’étais, je demeure, opposé à l’ouverture du capital (comme on dit euphémistiquement), de France Télécom (y a-t-il un rapport avec les très nombreux suicides ?), EDF, GDF, La Poste. Si cela a déjà été fait, je souhaiterais qu’on l’annule. Je suis contre les multiples atteintes au Service Public de l’enseignement et soupçonne même certains de rêver d’en privatiser certains postes. Tout cela au détriment des élèves. Je suis favorable à un Etat présent dans l’économie, un Etat qui protège, limitant chaque fois que cela est possible les ravages sociaux et écologiques du libéralisme et je sais que ce n’est pas une utopie. Je suis pour que ceux qui pensent cela s’unissent.
Je suis un usager de La Poste de Pierrebuffière (Haute-Vienne), où le personnel est compétent, aimable, et fait ce qu’il peut... Mais les « moyens » dont il dispose ne sont pas à la hauteur : le grand guichet d’autrefois (qui permettait à plusieurs employés de travailler) a été remplacé par un unique guichet ne permettant la présence que d’une seule personne, débordée de travail par la gestion des comptes de la Banque Postale et de l’affranchissement, ce qui allonge considérablement les files d’attente à certains moments de la journée et de la semaine (il n’est pas rare d’attendre 20 minutes ou plus pour affranchir une lettre ordinaire). Dans ce bureau de Poste, pas une machine à affranchir (on préfère mettre en vente des « prêts à poster » plus chers), mais des tas de choses inutiles en vente : des livres et des DVD soldés, concurrençant les libraires et maisons de la presse, des boîtes à musique ( !), des peluches d’un parc animalier ! Le marketing est à l’oeuvre – il vise même les enfants ! Il ne reste plus qu’à vendre aussi des strings et installer des cabines d’essayage à la place des boîtes postales. Quant à mon courrier, je ne le reçois désormais qu’après 13h, à l’issue d’une très longue tournée, semble-t-il. Ce grand n’importe quoi, depuis longtemps dénoncé en France par les syndicats de professionnels et des usagers a conduit là où nous en sommes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les perspectives sont inquiétantes si l’on ne se mobilise pas sérieusement !
Laurent Bourdelas
mardi 29 septembre 2009
Une vision d'Empreintes, chorégraphie de DELAVALLET BIDIEFONO
Laurent Bourdelas a adoré "Empreintes" aux Francophonies 2009
Empreintes
On posera les mots après
CHOREGRAPHIE DELAVALLET BIDIEFONO
CONGO DANSE / CREATION
Baudoin Mouanda
Durée : 50 mn
Le titre donné par DeLaVallet Bidiefono porte en lui-même le propos du spectacle, où il interroge les fondements de son engagement pour la danse. Empreintes : traces du passé, de ses racines, de sa culture qui, bien que mises à mal, restent chargées ; empreintes à suivre aussi, celles des « grands frères » qui ont ouvert la route et dans lesquelles DeLaVallet s’engage avec sincérité, curiosité, l’œil ouvert.
Dans une atmosphère évoquant les nuits de Brazzaville, il donne une voix à cette jeunesse de la galère qui s’est faite contre et malgré tout, et qui aujourd’hui vit comme une sorte d’impératif le besoin de se faire entendre... Une urgence toute vitale à exister au cœur d’une ville bouillonnante… DeLaVallet porte une danse très physique où affleurent les rythmes puissants de la tradition.
Le festival accueille pour sa toute nouvelle création ce lauréat du concours Danse l’Afrique Danse de CulturesFrance 2008, présent et très remarqué sur les scènes françaises dans la saison qui vient de s’écouler : un jeune homme dont on entendra parler….
Chorégraphie DeLaVallet Bidiefono
Avec les danseurs Jude Bayimissa, DelaValet Bidiefono, Ella Ganga, Bobie Mfoumou
et le musicien Morgan Banguissa
Compagnie Baninga / Le Grand Gardon Blanc
Production et co-production : Compagnie Le Grand Gardon Blanc, Centre culturel Français de Brazzaville et son directeur Yves Ollivier, C.D.C. La Termitière de Ouagadougou, CulturesFrance, Beaumarchais/SACD, Association Baninga, Pôle Culturel La Mégisserie de Saint-Junien et les Francophonies en Limousin.
Avec le soutien et les conseils artistiques de Salia Sanou, directeur du CDC La Termitière.
Accueil en coréalisation avec les CCM de Limoges, scène conventionnée pour la danse.
Critique à suivre ici dans les prochains jours
lundi 28 septembre 2009
Laurent Bourdelas reçoit Jean-Pierre Thuillat pour parler de "Bertran de Born" aux Editions Fanlac
Mercredi 30 septembre 2009 en direct à 11h30 (redif. samedi 11h30)
et mercredi 7 octobre
A écouter dans le monde entier le mercredi en direct sur http://www.rcf.fr
(cliquer sur Limoges/léger décalage)

Bords de Briance, Solignac, Limousin
Espion
dimanche 27 septembre 2009
Le mariage du Comte de Paris
Henri d'Orléans, comte de Paris, prétendant au trône de France, a épousé religieusement samedi la princesse Micaela, son épouse civile depuis 1984, dans le petit village basque d'Arcangues où s'étaient réunies des personnalités du gotha européen.
Agé de 76 ans, devenu chef de la maison royale orléaniste à la mort de son père en 1999, le comte de Paris avait obtenu début 2009, au terme de trente-quatre années de procédure, l'annulation par le Vatican de son premier mariage célébré en 1957 avec Marie-Thérèse de Wurtemberg.
Le couple princier a choisi de célébrer son mariage religieux à Arcangues, un village basque de 2.700 habitants proche de la cité balnéaire de Biarritz où la princesse Micaela Cousino Quinones de Leon a passé une partie de son enfance.
Selon la mairie d'Arcangues, environ 300 invités ont assisté à la cérémonie qui devait être suivie d'un dîner de gala offert par le marquis d'Arcangues dans son château qui domine les hauteurs du village.
vendredi 25 septembre 2009
Moi aussi comme les peintres j'ai mes modèles (Jacques Prévert)
jeudi 24 septembre 2009
Le 6ème continent de Pascal Contet aux Francophonies...
Critique de cemerveilleux voyage musical à suivre ici...
Baïbars ou Le mamelouk qui devint sultan aux Francophonies de Limoges
MISE EN SCENE MARCEL BOZONNET
SYRIE/LIBAN/FRANCE THEATRE / CREATION
photo Véronique Lesperat-Huquet
Limoges - Théâtre de l'Union
vendredi 25 septembre à 20h30
samedi 26 septembre à 17h00
dimanche 27 septembre à 15h00
Durée estimée : 2h30
Marcel Bozonnet et son équipe cosmopolite composée d’artistes français, libanais, syriens, et tunisiens, reviennent aux Francophonies créer Baïbars, dont la première étape avait été présentée sous forme d’atelier lors de la 25e édition, en 2008.
Alors qu’on ne connaît le plus souvent de la littérature arabe que Les Contes des Mille et une nuits, les poèmes d’amour et les grands mystiques, il existe de grands cycles narratifs ou sîras (romans) que la culture populaire orale a sauvés de l’oubli : ainsi l’histoire de Baïbars, encore déclamée dans les cafés de Damas et du Caire jusque dans les années 1970, est-elle parvenue jusqu’à aujourd’hui.
L’épopée extraordinaire de ce jeune esclave devenu mamelouk puis Sultan à la suite d’une vie cousue d’exploits et de coups de chance, va renaître sur scène, dans un spectacle en français où apparaîtra le savoureux mélange des langues de la version originale (parler paysan des Ismaéliens, des Kurdes, lingua franca, turc, arabe cairote, etc) avec tous ses jeux d'expression (du mysticisme le plus poétique au jargon des rues le plus cru). Parcouru de scènes de genre (batailles, supercheries, scènes de palais), le Roman de Baibars recèle également des moments de pure poésie, des méditations sur la nature humaine, le temps, la mort, ainsi que des moments de vrai délire, où la verdeur des dialogues forme un contrepoint comique à la violence des guerres, dans une liberté de ton qui étonnera le spectateur d’aujourd’hui…
Marcel Bozonnet : comédien et metteur en scène, il entre comme sociétaire à la Comédie-Française en 1982 puis, après avoir dirigé le Conservatoire supérieur d’art dramatique de Paris de1993 à 2001, il est nommé à la tête de la Comédie Française de 2001 à 2006 – il fait rentrer au répertoire des auteurs contemporains (Marie Ndiaye et Valère Novarina), et invite des metteurs en scène étrangers (notamment Bob Wilson, Piotr Fomenko, Anatoli Vassiliev). En 2007, il fonde sa propre compagnie, les Comédiens-Voyageurs, en résidence à la Maison de la Culture d’Amiens (Picardie).
D’après Le Roman de Baïbars traduit de l’arabe par Georges Bohas et Jean-Patrick Guillaume (éditions Actes Sud/Sinbad)
Adaptation pour la scène Marcel Bozonnet et Judith Ertel
Mise en scène Marcel Bozonnet
Scénographie Mathieu Lorry-Dupuy
Lumières Stéphanie Daniel
Costumes Renato Bianchi
Musiques Richard Dubelski et José Miguel Fernandez
Collaboration artistique Christophe Feutrier
Avec la collaboration de Rachid Koraïchi et Leïla Menchari
Avec Alain Saddeh (Baïbars), Mouhamad Al Rashi, Mehdi Dehbi, Richard Dubelski, Hala Omran, Philippe Rodriguez-Jorda, Yasmina Toubia, Sara Villeneuve
Production: Maison de la Culture d’Amiens, Centre de création et de production
En coproduction avec la compagnie des Comédiens Voyageurs, le Théâtre National de Marseille – La Criée, le Festival des francophonies en Limousin, le Spectacle Vivant en Picardie, le Centre culturel français de Damas et Culturesfrance En partenariat avec Le Théâtre National Populaire – Villeurbanne, l’Auditorium du Louvre, l’IRCAM et le CENTQUATRE.
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.
Accueil en co-réalisation avec le Théâtre de l’Union, Centre Dramatique National du Limousin ; en partenariat avec le Courrier de l'Atlas.













