vendredi 31 juillet 2009
Sandro Pécout et moi avons commencé à travailler sur Boxes!
jeudi 30 juillet 2009
Jean-Marie exilé sur la corniche des Cévennes
(date inconnue). Le cyclotouriste et photographe Jean-Marie Bourdelas, membre du "Club des Cent Cols", pause au pied du panneau du Col de l'Exil...
(Mes) Bords de Vienne à Limoges (1) - Juillet 2009
2ème tirage pour "Nilda" de Laurent Bourdelas
En 2006, les Editions Gros Textes, dirigées par Yves Artufel, ont publié Nilda, de Laurent Bourdelas, petit livre fort et émouvant où il imaginait l’enfance, la jeunesse, puis la torture et la mort de Nilda Pena, jeune militante de gauche âgée de 24 ans, enlevée à son domicile par la police après le coup d’Etat de Pinochet au Chili, en 1973. Le critique et écrivain Patrick Joquel avait écrit : « Un petit livre à couper le souffle. Intense émotion de lecture. Je rêve d’entendre et de voir ces textes sur une scène. Dans une grande sobriété de décor et de jeu. De quoi s’agit-il ? D’un livre à mettre dans les mains de nos lycéens par exemple, à l’âge où l’on veut changer le monde, faire la révolution… Mais aussi dans les mains de tous ceux qui sont tentés par le tout répressif… Un livre engagé donc. Mais engagé dans l’humain. Dans l’essentiel. Un corps. Un être. Une vie. Et l’Histoire qui passe et qui démantèle ! L’Histoire… Celle de Nilda Pena. Elle n’est jamais revenue. Sa photographie figure parmi 928 autres sur un mur de la mémoire, à Santiago du Chili…En 2003, le journal Libération publie cette photo. Laurent Bourdelas s’est efforcé de recréer des fragments de vie à Nilda, d’imaginer son incarcération… Une réussite ! » Le livre a suivi son chemin. Il y a quelques jours, une comédienne en a lu des extraits à l’occasion du festival « Voix de la Méditerranée » à Lodève... et les derniers exemplaires ont été vendus. Les Editions Gros Textes ont donc décidé de le rééditer, pour sa poésie et pour l’idée de résistance qu’il incarne. (On peut leur commander pour 7 euros – Gros Textes, Fontfourane, 05 380 Châteauroux-les-Alpes).
mercredi 29 juillet 2009
Dans Libération, une tribune en faveur de Joachim Gatti
Par ZACHARIE BUKURU supérieur du monastère bénédictin de Buta (Burundi), ancien recteur du petit séminaire de Buta, JEAN-PIERRE CHRÉTIEN directeur de recherches émérite au CNRS
Le 8 juillet dernier, Joachim Gatti a perdu un œil durant une manifestation pacifique à Montreuil-sous-Bois, près de Paris.
Une dépêche étrangement «informée» de l’AFP le présente comme un jeune squatter violent, «tirant des projectiles sur les policiers». Nous connaissons Joachim Gatti depuis longtemps. Il n’est pas seulement le petit-fils du grand dramaturge Armand Gatti. Il a 34 ans, il est lui-même un créateur, un réalisateur de films. Il est surtout un homme de paix et de dialogue, lucide sur les dégâts de l’injustice et de la violence aveugle. Nous l’avons connu en 2001 et 2002 quand il a séjourné durant six mois au séminaire de Buta, en plein cœur du sud du Burundi, pour réaliser le film Magume («crise»).
Son projet n’était pas folklorique. Quelques années plus tôt, en 1997, au cours de la guerre civile qui déchirait ce pays, un groupe armé avait attaqué le séminaire et avait obligé les élèves à se répartir entre Tutsis et Hutus, les premiers devant être tués et les seconds enrôlés dans la rébellion.
Devant leur refus, les assaillants avaient massacré quarante jeunes séminaristes. Ces derniers sont vite apparus comme les martyrs d’une cause où l’amitié et la foi se rejoignaient. Buta est du coup devenu un haut lieu de la réconciliation.
Joachim Gatti conçut le tournage de son film comme un moment et un lieu de réflexion et de discussion entre les élèves hutus et tutsis de cet établissement, quatre ans après le drame. Les amenant à mettre sur la table leurs préjugés et leurs craintes concernant le passé et l’avenir de leur pays, en proie à des passions racistes développées autour du clivage dit «ethnique», il réalisa, en philosophe de formation qu’il est, un véritable travail de maïeutique, voire de thérapie de groupe. Le film reflète cette aventure intellectuelle et spirituelle extraordinaire.
Joachim Gatti n’est pas devenu soudainement un terroriste ou un voyou. Il n’a pas commis d’attentat, il n’a pas brûlé de voitures, il n’a pas non plus mis des ouvriers au chômage, ni fait la promotion de quelque négationnisme que ce soit, ni ouvert de compte dans un paradis fiscal. Et, jusqu’à plus ample informé, le droit de manifester en citoyen existe en France.
Cette affaire de droits de l’homme déborde largement les limites de la commune de Montreuil-sous-Bois. Après avoir œuvré dans un pays d’Afrique contre le sectarisme et la violence, pour l’ouverture d’esprit et pour le respect de l’Etat de droit, Joachim Gatti se trouve confronté à ces défis dans son propre pays. Les anciens élèves de Buta, apprenant ce qui vient de lui arriver, ont été stupéfaits.
Tous ses amis, en France et à l’étranger, veulent donc croire que les responsables de cette atteinte inouïe à son intégrité physique vont être rapidement identifiés et amenés à rendre compte de cet acte conformément à la loi. Cela relève d’une exigence à la fois morale et politique.
(1) Jean-Pierre Chrétien est coauteur avec Jean-François Dupaquier de Burundi 1972. Au bord des génocides, Karthala, 2007.
(2) Zacharie Bukuru est l’auteur de les Quarante Jeunes martyrs de Buta, Karthala, 2004.
Le site de la magnifique revue Ar Men
Une merveilleuse lecture de Laurent Bourdelas à Folie! Les Mots...
Le public était nombreux pour écouter, dans un magnifique jardin de Faux-la-Montagne, Laurent Bourdelas lisant son nouveau livre, Locmalo, à l'invitation du directeur de Folie! Les Mots (ci-dessus à droite). Comme toujours, il régnait ici un calme attentif et la lecture a connu un beau succès.
lundi 27 juillet 2009
"Nilda", de Laurent Bourdelas, second tirage! ...
"Nilda fait toujours un tabac. J'ai dû refuser des ventes (une amie avait fait une lecture en début de festival sur une scène offerte aux exposants). Mais j'en retire une centaine d'exemplaires au mois d'août."
Yves Artufel, éditeur (Gros Textes), de retour de Lodève 2009.
Le succès de la lecture de Marie-Noëlle Agniau à Folie! Les Mots 2009
Marie-Noëlle Agniau était dans le cadre enchanteur du jardin d'Erdal Celik, à Faux-la-Montagne, pour lire devant environ 70 personnes des extraits de ses recueils La Tactique des Anges et Temps béni où fut sommeil... à l'invitation de Serge Ternisien, directeur du festival.













































